Par Odile Gamache
Alors que ma mère travaillait avec acharnement pour me rentrer dans la tête ses idéaux féministes pour lesquels ses copines et elle s'étaient tant battues, je grandissais dans une société individualiste et hypersexualisée dans laquelle le culte de la beauté se taillait une place des plus confortables. Il faut l'avouer, le contraste entre les deux générations s'avère assez frappant. Nos mamans doivent être bien déçues de voir que les fruits de leurs efforts surhumains pourrissent maintenant en grande partie dans le compost.
Loin de là l’idée qu’elles n’aient contribué en rien au sort actuel féminin. Seulement, on pourrait leur rendre plus honneur en tentant de freiner ce culte obsessif du corps et de la beauté idéalisée. En fait, on pourrait presque dire qu’on assiste à une rétrogradation de 3000 ans, jusqu’à l'Antiquité grecque, alors que la beauté n'avait qu'un seul visage et que les canons de proportion demeuraient l'armement par excellence. La cause de cette flagrante récession ? Mon hypothèse s'arrête sur l'échec des grands projets collectifs qui a mené au triomphe de l'individualisme.
Tout a commencé dans les années 60, alors que le Québec bouffait du changement jusqu'à pouvoir en régurgiter jusqu'en Europe. Cette période où Mme Révolution s'est faite qualifier de tranquille. Cette période qui a sorti le Québec du "nouére" pour lui faire vivre une cure de rajeunissement. Cette période où la grandeur des projets n'avait pas de limite, où l'on était prêts à tout pour s'ouvrir au monde et où l'on se sentait invincibles lorsqu'on se rassemblait pour une même cause. Ah ! cette période... Les plus jeunes entendent leurs orteils leur chuchoter qu'ils auraient tant voulu y tremper leurs pieds. Elle a soufflé sur nos visages noircis un vent d'espoir encore plus rafraîchissant que de la sloche bleue.
Puis, un jour de 1967, un homme au charisme rassembleur a craché cette cigarette qu'il avait toujours au bec pour laisser échapper un mot qui allait tout changer. Souveraineté. Alors qu'on y croyait dur comme fer, ce grand rêve collectif a échoué une fois, puis une autre. Et... on a baissé les bras. De tout petits spasmes sont encore perceptibles dans les biceps de certains qui tentent de raviver cette flamme, mais le moral n'est plus là. Cette foi en le changement qui nous animait hier semble avoir été substituée par un repli vers l'individu et le quotidien.
C'est vrai qu'il est bien moins angoissant de songer à se magasiner un barbecue avant la fin des soldes que de réfléchir à ce que peut devenir une société individualiste. C'est vrai qu'il est plus divertissant de se taper des émissions éducatives comme Loft Story qui nous montrent l'individu superficiel dans son quotidien superficiel plutôt que de s'informer. C'est vrai qu'il faut toujours emprunter le chemin le plus facile et qu'on est bien dans notre confort quotidien.
Reste que, de l'autre côté de cette médaille empoisonnée, celui qui triomphe, c'est l'individualisme. Et il court à notre perte. Cela, avec ses Nike Air dernier cri munis de propulseurs à hydrogène. Même la Science ne pourra le rattraper. Elle peut bien se vanter de progresser à la vitesse de la lumière et ce, de manière exponentielle depuis les 30 dernières années, mais il faudrait que l'Homme puisse la suivre dans cette course effrénée contre la montre de l'Univers. À quoi bon se péter littéralement la tête sur des microscopes et des calculatrices pour améliorer les conditions de vie de l’humain s'il a déjà besoin d'un urgent rendez-vous chez le psychologue ?
Tout compte fait, un petit déclic semble s'être produit dans les engrenages cérébraux de nos chers voisins du sud. En élisant ce grand monsieur noir qui vous sort des discours à tomber par terre, même si vous êtes ailleurs que sur Terre, ils ont fait preuve d'une volonté de changement, d'ouverture et d'humanisme incroyable. Ils se sont rassemblés pour donner un bon coup de pied à ces États que l'on dit "Unis". Leur projet collectif aura triomphé. Et donnera un bon exemple à l'ensemble de la planète.
Maintenant, reste qu'à attendre que le gazon de notre voisin devienne bien vert. Puis, nous ne tarderons pas à l'envier.
Loin de là l’idée qu’elles n’aient contribué en rien au sort actuel féminin. Seulement, on pourrait leur rendre plus honneur en tentant de freiner ce culte obsessif du corps et de la beauté idéalisée. En fait, on pourrait presque dire qu’on assiste à une rétrogradation de 3000 ans, jusqu’à l'Antiquité grecque, alors que la beauté n'avait qu'un seul visage et que les canons de proportion demeuraient l'armement par excellence. La cause de cette flagrante récession ? Mon hypothèse s'arrête sur l'échec des grands projets collectifs qui a mené au triomphe de l'individualisme.
Tout a commencé dans les années 60, alors que le Québec bouffait du changement jusqu'à pouvoir en régurgiter jusqu'en Europe. Cette période où Mme Révolution s'est faite qualifier de tranquille. Cette période qui a sorti le Québec du "nouére" pour lui faire vivre une cure de rajeunissement. Cette période où la grandeur des projets n'avait pas de limite, où l'on était prêts à tout pour s'ouvrir au monde et où l'on se sentait invincibles lorsqu'on se rassemblait pour une même cause. Ah ! cette période... Les plus jeunes entendent leurs orteils leur chuchoter qu'ils auraient tant voulu y tremper leurs pieds. Elle a soufflé sur nos visages noircis un vent d'espoir encore plus rafraîchissant que de la sloche bleue.
Puis, un jour de 1967, un homme au charisme rassembleur a craché cette cigarette qu'il avait toujours au bec pour laisser échapper un mot qui allait tout changer. Souveraineté. Alors qu'on y croyait dur comme fer, ce grand rêve collectif a échoué une fois, puis une autre. Et... on a baissé les bras. De tout petits spasmes sont encore perceptibles dans les biceps de certains qui tentent de raviver cette flamme, mais le moral n'est plus là. Cette foi en le changement qui nous animait hier semble avoir été substituée par un repli vers l'individu et le quotidien.
C'est vrai qu'il est bien moins angoissant de songer à se magasiner un barbecue avant la fin des soldes que de réfléchir à ce que peut devenir une société individualiste. C'est vrai qu'il est plus divertissant de se taper des émissions éducatives comme Loft Story qui nous montrent l'individu superficiel dans son quotidien superficiel plutôt que de s'informer. C'est vrai qu'il faut toujours emprunter le chemin le plus facile et qu'on est bien dans notre confort quotidien.
Reste que, de l'autre côté de cette médaille empoisonnée, celui qui triomphe, c'est l'individualisme. Et il court à notre perte. Cela, avec ses Nike Air dernier cri munis de propulseurs à hydrogène. Même la Science ne pourra le rattraper. Elle peut bien se vanter de progresser à la vitesse de la lumière et ce, de manière exponentielle depuis les 30 dernières années, mais il faudrait que l'Homme puisse la suivre dans cette course effrénée contre la montre de l'Univers. À quoi bon se péter littéralement la tête sur des microscopes et des calculatrices pour améliorer les conditions de vie de l’humain s'il a déjà besoin d'un urgent rendez-vous chez le psychologue ?
Tout compte fait, un petit déclic semble s'être produit dans les engrenages cérébraux de nos chers voisins du sud. En élisant ce grand monsieur noir qui vous sort des discours à tomber par terre, même si vous êtes ailleurs que sur Terre, ils ont fait preuve d'une volonté de changement, d'ouverture et d'humanisme incroyable. Ils se sont rassemblés pour donner un bon coup de pied à ces États que l'on dit "Unis". Leur projet collectif aura triomphé. Et donnera un bon exemple à l'ensemble de la planète.
Maintenant, reste qu'à attendre que le gazon de notre voisin devienne bien vert. Puis, nous ne tarderons pas à l'envier.

Bien que cette liste qui pourrait s’étendre sur de nombreuses pages soit beaucoup trop longue pour être complétée entièrement en un seul mandat, il ne fait aucun doute que Barack Obama ne pourra pas faire un pire travail que son prédécesseur, peu importe son degré de compétence, ce qui justifie d’autant plus l’enthousiasme teinté d’espoir que le premier président afro-américain des Etats-Unis fait naître chez ses électeurs.
Lors des élections fédérales, Gilles Duceppe a récolté 38% du vote au Québec. Malgré que le Bloc québécois soit le parti ayant récolté le plus de vote, soulignons qu'une majorité de Québécois ont voté contre ce parti. On est loin du 50%!
















